histologiste

Identifiant MET.702
Fiche Rome J1201
histologiste | histologiste

Comprendre et analyser le fonctionnement et les relations qu'entretiennent entre elles les cellules du vivant, tel est le défi quotidien de l'histologiste ! Il travaille sur les tissus humains, animaux ou végétaux.


Synonymes : chercheur/euse en histologie enseignant/e-chercheur/euse en histologie ingénieur/e de recherche en histologie

Compétences


Rigoureux et précis

L'histologiste doit être rigoureux et organisé pour gérer son temps. Il doit surtout faire preuve de précision lorsqu'il exécute des actes très techniques. Méthodique, il suit des procédés établis. Il est aussi capable de théoriser à partir des expérimentations qu'il a réalisées. Une fois un résultat de recherche obtenu, un lien de cause à effet identifié ou une hypothèse expérimentale validée, il sait rendre compte de son travail.


Bon en informatique

Il enregistre aussi les demandes d'analyses et est responsable du traitement des données. La maîtrise de l'informatique est donc importante pour lui permettre de tenir à jour un cahier d'expériences et de sauvegarder les résultats de ces dernières. En tant que chercheur, il est amené à rédiger des articles scientifiques et à produire des comptes-rendus.


Apte à encadrer

À l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), il peut être chargé du pilotage d'un ou plusieurs projets scientifiques, encadrer des équipes, former des jeunes chercheurs (doctorants, post-doctorants) et enseigner son savoir.


Conditions de travail

:
Au sein d'un laboratoire

L'histologiste travaille le plus souvent en laboratoire. Il veille donc à suivre des règles d'hygiène et de sécurité strictes, afin de ne pas compromettre les résultats d'analyse. Il porte une blouse et suit un protocole précis lorsqu'il manipule certains produits.


En équipe

Le rôle de l'histologiste est primordial dans la prise en charge des cancers. Il travaille en étroite collaboration avec le cancérologue, intervient à l'étape du diagnostic puis du traitement chirurgical, en fournissant des informations capitales pour le choix des traitements. Il peut aussi superviser une équipe de préparateurs en histologie. À l'hôpital, il participe à des réunions de travail pluridisciplinaires.


Différents statuts

L'histologiste peut travailler dans le secteur public (qui effectue la majorité des recrutements) : hôpitaux, universités, instituts de recherche, etc. En plus de ses horaires de base, lorsqu'il exerce à l'hôpital par exemple, il assure des gardes et des astreintes. Dans le secteur privé, il travaille principalement dans la recherche, au sein de laboratoires indépendants ou rattachés à de grands groupes.


Nature du travail

:
Étudier les tissus et les cellules

L'histologiste étudie, à l'aide d'un microscope, les différents tissus organiques qui composent le vivant. Il travaille sur différents types de prélèvements : biopsies, frottis, ponctions, etc. Pour les tissus végétaux, il utilise des méthodes spécifiques (écrasement, empreinte sur vernis...).


Préparer les échantillons

Avant leur étude, l'histologiste procède à la préparation des échantillons, en leur faisant subir certaines réactions chimiques ou physiques pour pouvoir mieux les observer au microscope. La fixation au formol, par exemple, permet d'éviter la décomposition ou la dégradation. Il réalise aussi des inclusions, pour donner une consistance ferme aux tissus. L'inclusion dans des blocs de paraffine permet de réaliser ensuite des découpes en tranches très fines (de l'ordre du micron). Il utilise également la coloration des tissus, pour augmenter leur contraste et faciliter l'observation.


Interpréter les résultats

Il choisit les modalités de prélèvement en fonction des objectifs de l'examen (prélèvement pré ou post-opératoire, autopsie...). Il interprète ensuite les analyses histologiques. En médecine, ses analyses aident à déterminer l'évolution d'une pathologie. Elles sont parfois utilisées directement en salle d'opération.


Accès au métier

:

Le niveau de formation varie de bac + 5 à bac + 8 au minimum dans les domaines de la biologie, de la biochimie ou des biotechnologies.


Niveau bac + 5


Diplôme d'ingénieur en biochimie, biologie, biologie moléculaire et cellulaire, biotechnologie...


Master en biochimie, biologie, biologie moléculaire et cellulaire, biotechnologie...


Diplôme d'État (DE) de docteur vétérinaire


Niveau bac + 8 et plus


Diplôme d'État (DE) de docteur en médecine ou diplôme d'études spécialisées (DES) en biologie médicale ou en anatomie et cytologie pathologiques...


Diplôme d'études spécialisées vétérinaires (DESV) en anatomie pathologique vétérinaire...


Vie professionnelle

:

Salaire


Salaire du débutant

3416 euros brut par mois, rémunération médiane d'un cadre dans les métiers de l'ingénierie chimique, biologique et clinique pour les moins de 35 ans.


Intégrer le marché du travail


Dans un centre hospitalier ou un laboratoire de recherche

Il travaille le plus souvent dans un laboratoire de biologie médicale, au sein d'un hôpital, d'une école vétérinaire, d'un organisme de contrôle sanitaire, ou dans un centre de lutte contre le cancer.


Il peut aussi exercer dans un laboratoire de recherche en université, dans un laboratoire pharmaceutique, à l'institut Pasteur, au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), à l'Inra (Institut national de la recherche agronomique)...


Dans l'industrie

Utilisées le plus souvent à des fins médicales, les techniques histologiques sont aussi pratiquées dans d'autres domaines d'activité. L'histologie alimentaire, par exemple, permet de détailler la composition des produits alimentaires et de déterminer à coup sûr quel type de viande, de poisson... a été cuisiné dans un plat préparé. À la faveur des scandales alimentaires, des laboratoires spécialisés sont même nés, qui proposent leurs services aux acteurs du secteur (distributeurs de l'agroalimentaire, restauration industrielle, organismes certificateurs, etc.). Plus généralement, l'histologiste se trouve aussi dans les laboratoires de biotechnologies et dans l'industrie pharmaceutique ou cosmétique.


Formats courts :

Fiche metier (Documentation)

L'histologiste analyse le fonctionnement et les relations qu'entretiennent entre elles les cellules du vivant. À l'aide de son microscope, il travaille sur les tissus humains, animaux ou végétaux. La plupart du temps, son expertise est utilisée à des fins médicales. Par exemple, grâce à ses analyses de prélèvements (biopsies), il permet de lutter contre un cancer. Toutefois, il peut aussi travailler dans la recherche médicale ou pharmaceutique, voire dans l'industrie agroalimentaire ou cosmétique.

Dico des métiers

L'histologiste cherche à comprendre et à analyser le fonctionnement des cellules du vivant et les relations qu'elles entretiennent entre elles. Son travail consiste à étudier au microscope des échantillons de tissus organiques. Il réalise des techniques histologiques (fixation au formol, inclusion dans la paraffine, découpe...) sur des prélèvements de tissus animaux ou humains. Les prélèvements végétaux lui demandent d'autres techniques spécifiques.

Son expertise est également utile en médecine pour analyser les ponctions, les frottis, les biopsies... Il intervient notamment lors du diagnostic et du traitement d'un cancer. Il peut aussi travailler dans la recherche médicale, ainsi que dans l'industrie (en pharmacie, cosmétique, agroalimentaire...).

Durée des études

Après le bac

De bac + 5 (diplôme d'ingénieur ou master en biochimie, biologie moléculaire et cellulaire, biotechnologies.... ou diplôme d'État de docteur vétérinaire) à bac + 8 au minimum (diplôme d'État de docteur en médecine ou diplôme d'études spécialisées biologie médicale ou en anatomie et cytologie pathologiques... diplôme d'études spécialisées vétérinaires en anatomie pathologique vétérinaire....).


Statuts : fonctionnaire (T-ITM.1)salarié (T-ITM.9)
Métiers associés :
biostatisticien/ne chercheur/euse en biologie médecin spécialiste responsable de laboratoire de recherche technicien/ne biologiste

Niveau d'accès minimum :
  • Bac + 5
Formations minimales requises :
  • Diplôme d'Etat de docteur en médecine
  • diplôme d'études spécialiséese de médecine Anatomie et cytologie pathologiques
  • diplôme d'ingénieur de l'École supérieure de biotechnologie de Strasbourg de l'université de Strasbourg
  • diplôme d'études spécialiséese de médecine Biologie médicale
  • master mention biotechnologies
  • diplôme d'ingénieur de l'université de technologie de Compiègne spécialité génie biologique
  • diplôme d'ingénieur de l'Institut national des sciences appliquées de Toulouse spécialité génie biologique
  • diplôme d'ingénieur de l'École polytechnique universitaire de Marseille de l'université d'Aix-Marseille spécialité génie biologique
  • diplôme d'ingénieur de l'École polytechnique universitaire de l'université Côte d'Azur spécialité génie biologique
  • diplôme d'ingénieur de l'École polytechnique universitaire de l'Institut national polytechnique Clermont Auvergne spécialité génie biologique
Publications :
  • Les métiers du médical | Editeur : ONISEP | Collection Parcours | 2021
Sources numériques : Secteurs d'activités :
  • Santé
Centres d'intérêt :
  • j'aime bien faire des expériences
  • j'aime les langues
  • je rêve de travailler à l'étranger
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